TALES FROM THE STRANGE

WELCOME EVERYBODY/ HERE IS THE STARLIGHT MESSAGE FROM SOFIA STELLA!

8 mars, 2011

ABOUT THE TRUTH IN THE SERIES

Classé dans : Non classé — sofiastella @ 7:08

 

ABOUT THE TRUTH IN THE SERIES/ A PROPOS DE LA VERITE DANS LES SERIES

On dit souvent que pour se faire une idée de la vérité, il est nécessaire d’entendre toutes les versions d’un récit, d’une histoire.

Il serait beaucoup plus facile et surtout moins fatigant si tout pouvait se passer dans notre existence comme sur un écran de cinéma.
En effet, dans un film, tout se déroule devant nos yeux.
Nous pouvons voir et entendre les agissements des protagonistes qui gravitent autour de nous et nous pouvons même assister à la prise de décision de tous les personnages, même ceux que nous ne connaissons pas et qui ont influencé les personnes qui sont les plus importantes pour nous.

Or, dans la vie, cela est impossible et comme la fiction imite la réalité, les réalisateurs s’amusent à nous montrer la vérité tout en la cachant et vice versa, ils s’amusent à nous cacher cette même vérité tout en la montrant.

Le spectateur est à la fois témoin, complice du réalisateur et quelquefois, victime de sa naïveté.

Comme dirait Sherlock Holmes au Docteur Watson:  »Vous me demandez comment je fais pour résoudre l’énigme, c’est simple: j’observe. Au lieu de regarder, j’observe. »
C’est une phrase qu’aurait pu prononcer le Lieutenant Columbo, qui peut être perçu par beaucoup comme le nouveau Sherlock Holms post-moderne pour sa non-violence et son étonnante perspicacité, à la seule différence que la réputation de fin limier de Sherlock Holmes le précède alors que le Lieutenant Colmubo met tout en oeuvre afin qu’on croit qu’il est réellement stupide. C’est une manière de paraître moins menaçant pour le criminel! Bien joué, Lieutenant!

Dans un même ordre d’idées, le personnage joué par Léonardo Di Caprio, dans le film de Steven Spielberg intitulé  »Attrape moi si tu peux », dit à un moment donné:
 »-Vous savez, les gens,ils ne croient que ce qu’ils voient! »

C’est vrai, les gens, en général, ne croient que ce qu’ils voient car comme dirait John Travolta dans le film  »Opération Espadon »:
 »When the eyes see, the mind believe »:  »Quand les yeux voient, l’esprit y croit ». Forcément!

C’est de cette vérité dont se servent les Illusionistes pour nous éblouir.
Notre esprit est tout occupé à se demander quel est leur truc. Comment font-ils ça?
Les Illusionistes utilisent justement notre tendance à se poser ce genre de questions pour mieux nous distraire et tromper nos sens.

Un magicien m’a dit un jour que la grande partie du succès de ses spectacles venait du fait que le public se demandait ce qu’il allait faire et comment il allait le faire.

Alfred Hitchcock lui aussi a bien compris tout cela.
Il a ainsi déclaré:
 »Je ne veux pas créer la panique sur l’écran en montrant du sang ou des choses effrayantes. Ce que je recherche, c’est créer la panique dans l’esprit du spectateur avec rien ou quasiment rien. Ce rien s’appelle le doute et le doute incessant crée le suspens! »

Je paraphrase mais vous aurez, j’en suis sûre saisi l’idée!

Ainsi, les séries actuelles nous proposent des méthodes  »presque »infaillibles pour trouver la vérité.
Ils font ainsi appel à des « décodeurs de vérité » faits homme comme le Mentaliste qui se présente comme un mélange de magicien, de pseudo-médium, hypnotiseur mais qui utilise en fait, les failles des coupables.
Son audace et sa franchise destabilisent d’emblée et ce sont ses armes favorites pour amener le coupable à se trahir lui-même.

Le Mentalisme, que l’on connaît mal en réalité, est un mélange subtil permettant de détecter dans le langage du corps, les expressions verbales et le ton la vérité ou le mensonge.

Le Mentaliste est un mix de Columbo, également pour sa non-violence et de Sherlock Holmes, car il se sert uniquement de son instinct davantage que les faits et éléments visibles, pour étayer son investigation.

Une autre série comme  »Numbers » qui est ma préférée, je dois l’avouer, met en scène les mathématiques!
C’est la première série qui a pour héros les équations, les statistiques, les probabilités et même des théories de science physique combinées telles que le second principe de thermodynamique.

Autour du héros  »mathématiques » évoluent deux frères, l’un agent du FBI, qui représente ici les faits et la criminologie en action, et l’autre qui n’est rien de plus qu’un mathématicien de génie, qui représente quant à lui l’infaillibilté de l’intelligence et de la raison face au crime!

C’est une série géniale pour ceux qui en ont assez des cours de maths trop difficiles à assimiler.
Tous les principes fondamentaux des mathématiques et de la physique sont abordés.

Cette série  »Numbers » pourrait très bien s’imbriquer dans une autre série:  »Criminal Minds » où le héros est ici le profilage, une technique de science criminologique utilisée par la police et le FBi, ainsi que par d’autres services spéciaux.
On remarque que l’équipe de profilers parvient à la vérité grâce, preque toujours, à la fameuse loi de cause à effet qui lie l’enfance à la délinquance.
En effet, au fil des épisodes, on peut remarquer que la plupart des criminels tueurs en série partagent des composantes communes dans leur CV. Enfance difficile, enfants abusés donc traumatisés ayant développé de sérieux troubles de la personnalité ou du comportement et des troubles émotionnels profonds qui ont été compensés par le crime faute d’avoir été compensés par la thérapie.
Si on y regarde de plus près, les personnages ayant le même profil ou un profil simlaire auront tendance à agir de la même façon et avec le même modus operandi (manière de procéder) car vous remarquerez que le criminel ou tueur en série a toujours été maltraité dans son enfance et a quasiment toujours besoin de guarder quelque chose qui vient de sa victime. En langage criminologique, cela s’appelle:
 »un trophée ». (Rappellez-vous, Dexter, le tueur en série justicier masqué, qui conserve une goutte de sang de toutes ses victimes dans un boîtier!).

Un autre série, la plus originale selon moi:  »Lie To Me » propose une autre technique pour déceler la vérité, c’est la technique des  »micro-expressions ».
Cette technique existe en réalité.

C’est un savant britannique qui l’a mise au point en allant vivre au milieu de certaines tribus africaines qui vivent encore en collectivité.
Ce savant, qui est docteur en anthropologie, a découvert que nous avons tous, tous les êtres humains toute ethnie confondue, les mêmes micro-expressions. Ce sont des expressions du visage humain communes à tous et qui décèlent des émotions particulières.
Le personnage incarné par Tim Roth en connaît tous les secrets et lui aussi parvient à destabiliser les coupables ou simplement les membres de son entourage ou de sa famille!

Ainsi, la psychologie, les mathématiques, l’art du mentalisme, la technique de décryptage criminologique ou celle des micro-expressions nous mènent tout droit et infailliblement vers la vérité.

C’est l’infaillibilité qui me gêne dans toutes ces séries car la réalité ne contient pas autant de perfection.

Il y a donc toujours des limites au décodage de la vérité.

Ces limites peuvent se présenter sous plusieurs formes comme, par exemple:

-la méconnaissance d’un paramètre, d’un élément lié au hasard et que les mathématiques ne pouvaient prendre en compte; il y a bien la théorie des systèmes aléatoires mais dans un de ces épisodes, les héros de Numbers se sont trouvés dépassés par un élément qui sortait de leur champ de réflection. Conclusion, la vérité peut nous échapper si nous n’avons pas tous les éléments.

-la vulnérabilité et l’émotivité d’un personnage peut venir troubler son jugement et réduire ainsi ses capacités et ses performances.
Comme dans le Mentaliste, Patrick Jane est beaucoup plus vulnérable quand il s’agit de résoudre les crimes commis par le tueur en série qui a assassiné sa famille que pour résoudre des meurtres de personnes qu’il ne connaît pas.

-la perversité particulière d’un criminel qui tue sans aucune raison a pu faire dire à un personnage de  »Criminal Minds »:
- »Je ne comprends plus ce monde. »
Ce personnage voudra mettre fin à ses jours à la fin de la troisième ou quatrième saison car il ne parvient plus à résoudre un cas particulièrement perturbant. Lorsque nous sommes confrontés à une situation pour laquelle aucun élément de notre savoir et de nos références s’applique, on se trouve soudain comme étourdi,  »drawn back »: repoussé en arrière.
Il faut donc pouvoir quelquefois être souple et sortir des carcans de notre connaissance afin de s’adapter à des réalites qui nous dépassent. C’était, je pense, un des messages de cet épisode.

Ainsi, toutes ces techniques de décodage de la vérité ont leurs limites.
Pourquoi?

Parce que comme il n’existe pas de science exacte, il n’existe pas de vérité exacte.
En d’autres termes, on ne pourrait en aucun appliquer en toutes circonstances appliquer un savoir, des connaissances, des sciences aux règles très étendues mais pourtant toujours limitées à un monde contenant une infinité de possibilités.

Le challenge des plus grands mathématiciens a été de définir l’Infini.
Or, comment un être fini pourrait-il définir ce qui est illimité?

A notre époque, malgré les progrès de la science et de la neurobiologie, on ne connaît rien ou très peu de choses sur notre cerveau.

Peut-être y a-t-il un espoir dans cette méconnaissance même du cerveau en ce sens qu’il existe peut-être des zones qui ne sont pas visibles mais qui existent bien, des zones dans notre cerveau qui pourraient être rattachés à une compréhension de cet Infini, autrement dit de Dieu.

Merci pour votre attention.

Ne cessez pas de vous amuser pour autant.

Sofia Stella.

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